lunes, 28 de mayo de 2018

Revolución de Mayo.



La révolution de Mai (en espagnol Revolución de Mayo) est une série d'événements s’échelonnant sur une semaine, qui eurent lieu du 18 au 25 mai 1810 à Buenos Aires. Cette ville était alors la capitale de la vice-royauté du Río de la Plata, colonie faisant partie de l’Empire espagnol et comprenant le territoire des actuels États d’Argentine, de Bolivie, du Paraguay et de l’Uruguay. Lesdits événements, qui sont commémorés en Argentine sous le nom de Semaine de Mai (en esp. Semana de Mayo), conduisirent à l’éviction du dernier vice-roi Baltasar Hidalgo de Cisneros et à l’établissement, le 25 mai, d’un gouvernement local, appelé Première Junte (esp. Primera Junta).
La révolution de Mai était une conséquence directe de la guerre d’indépendance espagnole, qui s’était déroulée au cours des deux années précédentes. En 1808, le roi d’Espagne, Ferdinand VII, abdiqua en faveur de Napoléon Bonaparte, qui fit don du trône à son frère Joseph. Une Junte suprême centrale mena la résistance contre le gouvernement de Joseph et l’occupation française de l’Espagne, mais finit, après avoir subi une série de revers, par perdre la moitié nord du pays. Le 1er février 1810, les troupes françaises s’emparèrent de Séville et étendirent leur domination sur une majeure partie de l’Andalousie. La Junte suprême dut se replier sur Cadix et se dissoudre pour faire place au Conseil de Régence d'Espagne et des Indes. Par des journaux, en provenance d’Espagne et du reste de l’Europe, apportés par des navires britanniques, la nouvelle de ces événements parvint finalement à Buenos Aires le 18 mai.

Afin de préserver le statu quo politique, le vice-roi Cisneros tenta d’occulter cette nouvelle, mais un groupe d’avocats criollo et de hauts militaires réussit à obtenir que fût organisé le 22 mai un cabildo ouvert (esp. cabildo abierto), réunion extraordinaire des notables de la ville, en vue de décider de l’avenir de la vice-royauté. Les participants à cette réunion se refusèrent à reconnaître le Conseil de Régence espagnol et résolurent de constituer une junte destinée à gouverner à la place de Cisneros, attendu que le gouvernement qui l’avait nommé vice-roi avait cessé d’exister. Dans une tentative de perpétuer l'ordre social établi, c’est d’abord Cisneros lui-même qui fut désigné président de la junte par le Cabildo ; cependant, à la suite de la forte agitation que cette désignation provoqua parmi le peuple, Cisneros démissionna le 25 mai. La Première Junte nouvellement instituée invita d’autres villes de la vice-royauté à envoyer des délégués afin que ceux-ci se joignissent à la Junte de Buenos Aires ; cela eut cependant pour effet de déclencher une guerre entre les régions acceptant l'aboutissement des événements de Buenos Aires, et celles récusant cet aboutissement.

La révolution de Mai est considérée comme le point de départ de la guerre d’indépendance de l’Argentine, quoique aucune déclaration formelle d’indépendance n’eût été faite à ce moment-là, et que la Première Junte continuât de gouverner au nom du roi déposé Ferdinand VII. En outre, compte tenu que des événements semblables eurent lieu également dans nombre d’autres villes de l’Amérique du Sud espagnole lorsqu’y fut parvenue la nouvelle de la dissolution de la Junte suprême centrale, la révolution de Mai est considérée comme un des points de départ de toutes les guerres d'indépendance en Amérique du Sud. Les historiens discutent aujourd’hui sur le propos de savoir si les révolutionnaires étaient réellement loyaux envers la couronne d’Espagne ou si la déclaration de fidélité au roi n’était qu’un subterfuge nécessaire destiné à dissimuler le véritable objectif ― réaliser l’indépendance ― à une population non encore prête à accepter un changement aussi radical. Une déclaration formelle d’indépendance de l’Argentine ne fut finalement prononcée que lors du congrès de Tucumán le 9 juillet 1816.

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